Pierre CASTOR 14.03.2025 : Pourquoi utilise-t-on l’expression « poser un lapin » ?
Pierre CASTOR 14.03.2025 : Pourquoi utilise-t-on l’expression « poser un lapin » ?
Ah, l’amour… ou plutôt l’art de poser un lapin ! Qui n’a jamais attendu un rencard qui ne viendra jamais, seul(e) sur une terrasse avec son café qui refroidit et son ego en miettes ? Mais d’où vient donc cette expression aussi cruelle que réaliste ? Accrochez-vous, ça va cavaler !
Remontons au XVIIe siècle, époque où on se déplaçait en diligence – les taxis de l’époque, mais en moins rapide et avec plus de chevaux… littéralement ! Les conducteurs avaient une technique bien rodée pour arrondir leurs fins de mois : caser discrètement un passager en plus… sous une bâche, avec les bagages ! Comme un lapin tapi dans son terrier.
On appelait ça « poser un lapin au contrôleur », comprendre « j’ai pris un passager en douce et j’ai gardé l’argent pour moi ». Et voilà comment nos ancêtres escrocs nous ont refilé l’expression.
Les prostituées se sont ensuite approprié l’expression. Mais dans l’autre sens… elles aussi avaient des clients clandestins, qui, parfois, filaient sans payer la note. Elles appelaient ces mauvais payeurs des « poseurs de lapin ».
Oui, décidément, les lapins sont rapides… surtout quand il s’agit de fuir !
Mais pourquoi un lapin ? Là, il faut remercier les forains de l’époque. Ils avaient un jeu où il fallait viser un vrai lapin posé sur un tourniquet. Si tu le touchais, tu gagnais de l’argent… Sauf que, surprise, le jeu était truqué ! Résultat : tu ne touchais jamais le lapin, et tu repartais sans rien. Un peu comme après un rendez-vous fantôme… sauf que là, c’est toi le pigeon !
Que ce soit dans une diligence, une maison close ou une fête foraine, se faire poser un lapin, c’est toujours la même rengaine : on attend quelque chose qui n’arrivera jamais ! 😆🐰