Pierre CASTOR 18.03.2025 : Pourquoi dit-on « faire les quatre cents coups » ?

Pierre Castor

Pierre CASTOR 18.03.2025 : Pourquoi dit-on « faire les quatre cents coups » ?
Pour bien comprendre, direction Montauban, en 1621. Louis XIII est en guerre contre les protestants. Le roi, sûr de lui, veut mettre la ville à genoux. Et là, un alchimiste lui souffle une idée de génie : « Majesté, tirez quatre cents coups de canon sur Montauban pendant que les habitants font la fête, ils vont s’effondrer de peur et se rendre. »
Ni une ni deux, le roi ordonne les tirs ! Problème : les protestants de Montauban, eux, ne festoyaient pas vraiment. Et surtout, ils étaient bien plus résistants que prévu ! Résultat : non seulement la ville ne tombe pas, mais Louis XIII repart la queue entre les jambes.
Alors, pourquoi quatre cents coups précisément ? Bon, soyons honnêtes, personne n’a réellement compté. L’armée royale avait à peine 39 canons, pas de quoi faire trembler les murs… Mais dans l’imaginaire collectif, c’est resté comme une attaque massive, impressionnante, et surtout, totalement inefficace.
Retour au XIXe siècle, l’expression « faire les quatre cents coups » apparaît dans les conversations, et elle finit par désigner quelqu’un qui enchaîne les bêtises sans aucun scrupule. Un vrai roi du bazar, en somme !
Et si cette expression vous dit quelque chose, c’est sûrement grâce au cinéma : en 1959, François Truffaut l’immortalise dans son film Les 400 coups, l’histoire d’Antoine Doinel, un ado turbulent qui, avec son pote René, accumule les gaffes et finit en cavale.
Aujourd’hui, « faire les quatre cents coups », c’est l’art de vivre dangereusement… ou juste de ne pas trop réfléchir avant d’agir !